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L’approche du tigre

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La démarche lente et ondulante du tigre évoque davantage la sensualité qu’un comportement carnassier. L’approche du tigre, c’est une posture, mais c’est aussi une attitude : laissez de côté la douceur et faites ressortir vos instincts animaux dans les préliminaires !!!

Pour cela votre terrain de jeux ne se limitera pas à la chambre à coucher !!!   Le « tigre » et la « tigresse » jouent avec leur désir réciproque, se dérobent, ce qui ajoute du piment à la relation érotique. Une table, un fauteuil, forment parfois un rempart amusant entre les amants !!!

Lorsque enfin ils s’embrassent, les langues se mêlent et s’aspirent, fouillent les gosiers. Les mains ne caressent pas : elles griffent, sans avoir besoin pour autant de laisser des traces durables. L’ongle de l’index peut dessiner légèrement son parcours sur le dos, les épaules ou le ventre. Puis les doigts se rassemblent et gravent plus profondément dans la chair leur itinéraire : du visage au sein, des hanches aux fesses. Les griffures, sur le pénis ou le mont de Vénus doivent être légères, de façon à ne pas blesser. Prenez le temps de vous observer, avant de continuer le jeu. Il est encore trop tôt pour la pénétration.

La femme, en refusant à son partenaire l’accès de son sexe, l’excite davantage. Dans l’attente du pénis, elle sent se contracter son clitoris, et se prépare au plaisir. Son vagin se dilate et se lubrifie par lui-même, son corps impatient se parfume de l’odeur particulière au sexe. Debout, assis ou couchés, l’empoignade est passionnée : chacun défend son corps et l’offre à la fois !!!

Vos approches peuvent se poursuivre par des morsures : cela va du mordillement taquin du lobe de l’oreille au suçon du mamelon, voire à la morsure profonde dans la zone de chair tendre située derrière la nuque. La femme peut aussi saisir le sexe de l’homme dans sa bouche et racler légèrement ses dents sur toute la longueur. L’homme, lui, peut mordiller les petites lèvres du sexe féminin. Le but n’est jamais de se faire mal, mais de pratiquer un langage corporel qui échappe aux conventions !!!

C’est à l’homme, dans l’approche du tigre, de décider du moment idéal pour cesser les jeux préliminaires. Bloquant les mouvements de la femme, en l’attrapant par la taille, il la tourne de dos par rapport à lui, et l’agenouille, buste en avant, les seins au sol, en appui sur les avant-bras, la tête couchée sur les mains. Par cette attitude soumise, comme en prière, la femme offre à l’homme un spectacle à la mesure de son érection !!!   Il s’accroupit derrière elle et guide son pénis à l’intérieur de son vagin : dans cette position, l’ouverture de celui-ci est resserrée, la verge, en emplissant le vagin, semble à la femme exceptionnellement volumineuse. L’homme pratique alors quatre ou cinq pénétrations superficielles, avant d’en faire une profonde, le contact des lèvres et des parois du vagin avec le pénis sont étroits. Les poils pubiens s’entremêlent. L’alternance des types de pénétrations et de leur rythme amplifie le plaisir de chacun. Maintenue énergiquement par son partenaire, la femme ne peut bouger et n’exprime sa volupté que par ses cris. Sa jouissance est parfois à la limite du supportable, tellement la stimulation du point G peut être efficace dans cette posture. L’homme, alors, laisse jaillir son sperme et jouit à l’unisson avec sa maîtresse.

Le phénix dans la joie

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Les positions assises en face à face permettent des variantes intéressantes grâce à la diversité des réalisations accessibles.

Dans tous les cas, la femme s’assied sur les cuisses de l’homme en se faisant pénétrer vaginalement. Mais l’homme peut être assis sur un siège (tabouret, chaise, fauteuil …) ou sur le bord du lit, et avoir les pieds posés au sol ; ou bien il peut être assis à même le sol, ou sur le bord du lit, avec les jambes étendues. De plus, il peut garder les cuisses jointes, ou les écarter de telle façon que les fesses de la femme descendent plus ou moins entre ses cuisses  jusqu’à être carrément en tailleur.

Les avantages de ces positions sont le contact étroit des poitrines, l’enlacement serré de l’étreinte, les caresses faciles des cheveux, de la nuque, du cou, des épaules, du dos, des reins, des hanches, des fesses. La femme peut aisément déplacer son bassin dans des mouvements très excitants.

En prenant appui sur ses pieds, quand le couple est sur un siège, et en se soulevant et s’abaissant alternativement, elle peut en plus jouer avec le va-et-vient comme avec le frottement contre le ventre de son partenaire.

Dans ces positions, la pénétration peut être importante, et l’homme parvenir ainsi à «immerger son phénix dans une profonde joie».

Le couple peut aussi alterner les moments intenses, causés par des mouvements rapides, et les moments tendres, presque immobiles, dans l’abandon à la douceur de l’étreinte.

Les avantages de ces positions sont si grands qu’ils les font rechercher également par les couples homosexuels, attirés eux aussi par cette possibilité de mêler excitation vive et tendresse de la fusion.

Gorge profonde

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il est des lieux du corps féminin, où le pénis aime s’épancher. Ainsi les rondeurs de la gorge, qui font rêver, voire délirer les hommes, sont parfois appréciées pour un coït un peu particulier. Une façon de varier les plaisirs.

gorge-profondeLes raisons, pour lesquelles deux amoureux pratiquent des rapports sexuels sans pénétration vaginale, sont nombreuses : peur d’une grossesse non désirée, de maladies sexuellement transmissibles, crainte de la jeune fille de perdre sa virginité, ou même durant la grossesse, anxiété de l’homme à l’idée d’écraser le ventre de la femme … A ces raisons s’ajoute le désir légitime du couple d’enrichir la gamme des plaisirs.

La posture de la “gorge profonde”, ou coït inter mammaire, restaure aux seins féminins leur valeur érotique : car, si la première chose que regarde un homme chez une femme, c’est, en général, sa poitrine, celle-ci est souvent négligée ensuite, au profit du sexe. Certes, les seins sont caressés durant les préliminaires, parce qu’ils évoquent volupté et sensualité. Qu’ils soient mordillés, sucés, léchés, embrassés, pincés, leur attouchement est d’ailleurs la source d’une excitation remarquable pour la femme. Les mamelons, ces petits boutons bruns ou roses dont la vue et le toucher charment tant les hommes, durcissent à la moindre sollicitation, témoignant ainsi de leur sensibilité.

Durant le coït, même si l’amant se préoccupe peu des seins, la femme reste troublée par leur balancement ou leurs frottements sur la peau de l’autre ou sur le drap. C’est pourquoi elle aimera probablement que sa gorge prenne soudain une telle importance dans le rapport sexuel, et se réjouira de recevoir les vibrations et le martèlement de la verge contre cette zone érogène de son corps. Auparavant, elle aura éventuellement stimulé le pénis avec sa bouche ou ses doigts mouillés de salive, tandis que son amant aura inventé toutes sortes de façons de faire éclore son désir.

Dans la posture de la “gorge profonde”, mieux vaut, évidemment, que la poitrine de la femme soit épanouie. L’homme se couche sur le dos et c’est la femme qui le chevauche. Elle s’agenouille au-dessus de son amant, de telle façon que ses seins encadrent le pénis en érection et lubrifié de salive. Elle doit prendre garde de ne pas laisser échapper la verge de cet “écrin”, ce qui n’est pas si facile puisque, dans les seins, il n’y a aucun muscle : cela implique qu’elle replie un bras contre sa poitrine pour la maintenir en place.

Pas besoin, pour une fois, d’utiliser de préservatif, sauf si la femme refuse que le sperme se répande sur elle ! Les deux seins enserrent et pressent la verge à l’aide de petits va-et-vient, le prépuce se rétracte, mettant le gland en contact avec la peau tendre de la poitrine.

La femme mène les opérations, son partenaire s’abandonne à ses sensations, tout en jouissant du spectacle de cette “dévotion” à son sexe. Il tient sa maîtresse par les épaules, guide éventuellement ses balancements, qui doivent être lents au début, et s’accélérer à mesure que s’accroît l’excitation, jusqu’à l’éjaculation.

Certains préféreront une position inversée de la femme par rapport à l’homme : la vulve est alors au-dessus du visage de celui-ci. La poitrine féminine est toujours le réceptacle du pénis, mais cette fois, comme dans le “soixante-neuf ”, l’homme peut se livrer à un cunnilingus, et permettre à la femme de jouir en même temps que lui.

Positions pendant la grossesse

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La grossesse peut poser quelques problèmes lors des rapports sexuels. Les amants doivent tenir compte de deux phénomènes : le gonflement des seins, qui peut les rendre sensibles, voire douloureux et le ventre arrondi. Conseils pour des câlins tout en douceur malgré les rondeurs.

indexLa position du missionnaire devient vite désagréable, sauf tant que l’homme peut, en portant son poids sur ses avant-bras ou sur ses bras, ne pas appuyer sur les seins de la femme (quelquefois, il faut même éviter de simplement les toucher).

Pour ne pas risquer de faire mal, autant ne pas se mettre au-dessus : la femme allongée sur le dos plie les jambes ; l’homme (allongé sur le côté perpendiculairement à la femme) glisse son bassin sous elles afin de se placer pour la pénétration. Il courbe son buste afin de se rapprocher et pouvoir caresser le corps de sa compagne.

Cependant, au bout de quelques mois, certaines femmes ne peuvent pas rester allongées sur le dos sans être très gênées.

Dans la position en équerre ci-dessus, des oreillers ou des coussins sous la tête et sous les épaules suffisent longtemps à éliminer l’inconfort. Mais si la gêne persiste, il reste à la femme à se mettre sur le côté ou à quatre pattes.

Sur le côté, la position est celle des « petites cuillères » où l’homme est allongé dans le dos de la femme, qui se niche donc contre lui. L’utérus alourdi par le bébé ne pèse pas sur l’estomac, l’homme est libre de ses caresses, mais, bien sûr, l’inconvénient de cette position persiste, et la femme ne peut elle-même ni caresser ni enlacer son partenaire.

Il en est de même quand elle est à quatre pattes. Toutefois, l’absence de douleur du dos et la position plus favorable du vagin rendent cette position très désirable.

La caresse clitoridienne ou le jeu avec le serrage des muscles pelviens compensent l’impossibilité du frottement des pubis.

En somme, il est indéniable que la grossesse perturbe la mobilité physique de la femme. Mais il serait dommage de ne pas rechercher des solutions adaptées en testant des positions différentes, car le plaisir sexuel et l’orgasme contribuent au bien-être corporel et psychique de la femme, donc de l’enfant qui grandit en elle.

Les ciseaux sexy

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Mode d’emploi
Vous : couchée sur le dos sur une surface plane et en hauteur : bureau, table à manger, placez votre bassin au bord du meuble. Levez les jambes, de manière à faire un angle droit et laissez Monsieur agir …
Lui : debout, face à vous, il attrape vos jambes et empoigne vos chevilles. Il leur offre un grand écart et vous fait l’amour en même temps !!!    Puis il croise et recroise vos jambes en continuant son mouvement de va et vient en vous …

Pourquoi c’est si bon ?  Ce mouvement de ciseaux vous offre un éventail de sensations. En ouvrant vos jambes, vous appréciez la plongée profonde du sexe de votre homme et lorsqu’il les referme, vous vous délectez de son pénis emprisonné et collé-serré en vous.

Le bon moment pour l’essayer : Lorsque vous êtes suffisamment en confiance avec votre partenaire pour le gratifier d’une telle vue sur votre intimité. Une bonne séance de rattrapage aussi pour celles qui ont séché leurs cours d’abdos !!!

Bon à savoir : Ne restez pas les mains ballantes et profitez-en pour offrir un petit cadeau supplémentaire à votre Adonis. Si vous arrivez à les atteindre, caressez les fesses de votre homme !!!

La position appuyante

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Si cette posture est simple à prendre, elle n’en reste pas moins inhabituelle : les amants, en ayant leur visage éloignés, peuvent difficilement se regarder ou se parler. Résultat : elle n’est pas au goût de tous…

Comment ?
L’amant est allongé sur le côté, jambes légèrement repliées. La femme est étendue face à lui, tête-bêche, son visage à la hauteur des genoux de son partenaire. Ses jambes sont repliées et écartées pour pouvoir enserrer le corps de son aimé. La position appuyante procure des sensations intéressantes. L’homme a une vue directe sur les hanches et les fesses de son amante. Cette vision s’avère particulièrement érotique lorsqu’elles sont en mouvement pendant l’union. La femme, quant à elle, peut prendre plaisir à caresser les jambes et pourquoi pas les pieds de son amant. Une zone très érogène pour certains … La femme peut aussi serrer son aimé très fort, au niveau des ses hanches et de son lingam – pénis -. L’homme ressent ainsi un double plaisir : à l’intérieur de sa partenaire, il jouit des serrements au niveau du sexe ; à l’extérieur, au niveau des hanches.

Les mouvements
Dans la position appuyante, les deux amants sont en mouvement. Tous deux peuvent onduler les hanches ou faire un mouvement de bascule d’avant en arrière. Quand l’un des deux bouge, il entraîne l’autre avec lui dans sa ronde. C’est une des rares postures du Kâma Sûtra où les deux amants sont à égalité parfaite pour la liberté de mouvement.

Le petit plus
L’union peut ici se révéler très profonde, mais nécessite de la douceur. Dans cette posture, le lingam est dans une position, un angle qui ne lui est pas habituel, presque attaché à l’os pubien. Résultat : certains hommes n’apprécient pas cette expérience, tandis que d’autres l’adorent. Si la posture ne plait pas, n’insistez pas !!!

Les préliminaires : une preuve d’amour

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Moments délectables pour les uns, passages obligés pour les autres …  Quelle est l’utilité des préliminaires sexuels ?   Quels sont les secrets des bons amants ?   En cinq questions, le Dr Gérard Leleu nous révèle toute l’importance de ces jeux sexuels trop souvent négligés.

preliminaires-120655_L A quoi servent les préliminaires ?
Dr Gérard Leleu :  D’un point de vue purement biologique et physiologique, les préliminaires servent à amener la femme à un niveau de désir suffisant pour que la lubrification vaginale facilite la pénétration. Une femme a besoin de plus de temps pour atteindre cette même excitation. Passer outre ce fait serait catastrophique pour un bon amant, c’est-à-dire un partenaire soucieux d’un plaisir partagé. Ainsi, cette phase intime est une préparation indispensable des corps à l’extase, faite de tendresse, d’échanges et d’amour.

L’importance des préliminaires est-elle toujours appréhendée par les partenaires masculins ?
Dr Gérard Leleu : Pas toujours, mais les femmes en ont marre de l’amour coq, de l’amour moineau qui se focalise sur la pénétration. Les préliminaires sont un impératif. Cette revendication féminine est aujourd’hui de plus en plus fortement perçue en Occident. Mais dans beaucoup d’autres pays, la pénétration immédiate a toujours cours, en Amérique du Sud notamment. Un tel comportement prive alors les femmes du bonheur suprême.

 Pourquoi de telles différences ?
Dr Gérard Leleu : La perception des préliminaires mais plus généralement de l’érotisme est intimement liée à la culture et la religion. Certains pays orientaux ont intégré l’amour au coeur de leur civilisation, l’érotisme y est sacré. Par contre, l’héritage judéo-chrétien très marqué de certains pays n’envisage la sexualité que sous l’angle de la reproduction et assimile le plaisir sexuel au pêché. Cette perception laisse des traces. Par ailleurs, la virilité portée en tant que valeur culturelle accrédite un machisme courant. L’homme s’interdit toute sensibilité, toute émotion et toute tendresse et cherche à réprimer sa part féminine. Il reste encore beaucoup de progrès à faire de ce côté-là.

Quels sont les secrets de bons préliminaires ?
Dr Gérard Leleu : Il est très difficile de répondre rapidement à votre question. J’ai déjà écrit plusieurs ouvrages sur le sujet* sans complètement circonscrire l’étendue des préliminaires. Disons tout d’abord que le meilleur aphrodisiaque est la tendresse. Il faut donc privilégier une bonne relation, une bonne communication. Selon moi, la relation se prépare toute la journée par une bonne écoute et une bonne compréhension de l’autre. Ensuite lorsque les corps se rapprochent, la phase affective laisse place à la phase corporelle. Il ne s’agit pas là de se précipiter sur le sexe. Les caresses s’intéresseront à l’ensemble du corps, du visage aux pieds en passant de l’ensemble du corps sans négliger les zones érogènes secondaires (comme les seins), aux zones péri-sexuelles (avec une attention particulière pour le clitoris) et enfin au sexe. Autant d’attention qui permettront la tumescence des organes sexuels et l’atteinte du plaisir ultime.

Les préliminaires proprement dits sont donc aussi importants que l’acte sexuel à proprement parler…
Dr Gérard Leleu : Tout à fait. Aussi capital que les caresses de prélude, j’aimerais de plus insister sur l’importance des « caresses de post-lude » si je puis dire …  La tendresse et les caresses après l’amour sont particulièrement appréciées par la femme, qui y voit une attention apaisante qui témoignera d’une affection et d’un véritable amour.

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*Le Dr Gérard Leleu est médecin sexologue. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont « le Traité du désir », « le Traité des caresses » (tous deux aux Éditions J’ai Lu et disponible en poche) et « La caresse de vénus » aux Éditions Leduc.S